Visible spEctroGraph and polArimeter : VEGA on CHARA


 

 


Service d'Observation SO2 de l'INSU
Janvier 2013


Contacts

 A l'Observatoire de la Côte d’Azur - LAGRANGE:

                   Nicolas Nardetto (nicolas.nardetto@oca.eu)

 A l'Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble - IPAG:

                   Karine Perraut (karine.perraut@obs.ujf-grenoble.fr)

 A l’Observatoire de Lyon – Université Claude Bernard Lyon – CRAL :

                   Isabelle Tallon-Bosc (isabelle.tallon-bosc@univ-lyon1.fr)

 A l’Observatoire de Paris - LESIA:

                   Vincent Coudé du Foresto (vincent.foresto@obspm.fr)

 

Description générale du service

Ce service a pour objectif le soutien aux groupes français exploitant l'interféromètre du Center for High Angular Resolution Astronomy (CHARA, USA). Ce réseau interférométrique optique situé à l'observatoire du Mount Wilson (Californie) comprend 6 télescopes de 1 mètre sur des bases allant de 30 à 330 mètres, et est équipé de 2 instruments français: FLUOR pour la recombinaison à très haute précision dans l'infrarouge proche (bande K), et VEGA pour l'imagerie interférométrique dans le visible à haute résolution spectrale. D'autres instruments sont également en service: MIRC (pour l'imagerie interférométrique en bandes H et K, Université de Michigan), CLASSIC-CLIMB (pour une sensibilité maximale en bandes H et K, Chara Center), et PAVO un instrument 3T dans le visible pour la haute sensibilité (Université de Sydney). Environ 110 articles dans des revues à comité de lecture ont été publiés depuis le début des opérations scientifiques en 2002. Une très nette augmentation est apparue ces dernières années avec l’arrivée de plusieurs nouveaux instruments dont FLUOR et VEGA. L’accès à CHARA et donc à l’hémisphère Nord est aussi un atout très intéressant et complémentaire du VLTI.

 http://www.chara.gsu.edu/techreport.php

Les accords de consortium passés entre le GSU (l'opérateur de CHARA) et l’Observatoire de Paris (pour FLUOR) d'une part, et l’'Observatoire de la Côte d’Azur (pour VEGA) d'autre part, permettent à la communauté française d'accéder à du temps d'observation scientifique sur le réseau, quel que soit l'instrument demandé. Cet accès se fait via les groupes scientifiques des deux instruments. En tant que PI des instruments, il nous est demandé de maintenir à jour pour les responsables de CHARA la liste des personnes pouvant émarger à du temps FLUOR ou VEGA. En moyenne par semestre plus de 40 nuits sont accordés à des observateurs liés à des équipes françaises. Depuis 2011, les appels à programme d’observation émanant de CHARA sont relayés sur le forum-etoile.

Un comité d’allocation de temps (TAC-CHARA) est constitué depuis plusieurs années. Il est composé des responsables de CHARA, des PI des instruments et de quelques membres externes. Son rôle est de noter les demandes de temps reçues chaque semestre (avril-août et septembre-décembre) de manière à établir un classement des proposals pour l’établissement du programme d’observation du semestre. Il existe une forte incitation interne aux collaborations, notamment pour tirer profit de la possibilité d’observer avec plusieurs instruments en parallèle (par exemple visible et infrarouge). Le nombre relativement limité de Pis permet donc une concertation au bénéfice de tous.

De même qu’au VLTI, les observations avec CHARA nécessitent plusieurs phases de travail qui vont chronologiquement de la préparation des demandes de temps, la préparation des observations, les observations puis la réduction des données et l’interprétation astrophysique. Si les demandes de temps, la préparation des observations et l’interprétation astrophysique bénéficient fortement des services développés dans le cadre du JMMC, des besoins spécifiques existent pour la gestion des observations, les observations elles-mêmes et la réduction des données. Pour ce qui concerne les données VEGA, une base de données est alimentée automatiquement à chaque fin de nuit et est accessible sur le web. Les données sont pré-traitées et mises en place en fin de run. Les produits de haut niveau du pipeline de réduction des données (notamment les fichiers OI-FITS des visibilités calibrées) sont également mises à disposition sur la base de données, notamment après publication.  

 

Description détaillée des activités :

Le service proposé se décompose selon les éléments suivants

1.         la maintenance des instruments français. Cette maintenance est assurée par les équipes projets et nécessite une supervision scientifique afin de garantir la stabilité de l’instrumentation. Il s’ensuit des opérations d’étalonnage et de contrôle des performances nécessitant des observations techniques et de l’analyse de données. Des opérations mineures de jouvence sont également prévues afin de conserver les instruments au meilleur niveau opérationnel. L’équipement prochain des télescopes d’optique adaptative fait également l’objet d’une réflexion amont sur l’évolution envisageable des instruments, notamment dans le visible.

2.        la mise en service de salles d'observation à distance (une à Meudon et une à Nice) et l'assistance pour les observations à distance. Depuis 2010, VEGA observe à distance pour environ 70% des nuits affectées (40 nuits sur 60 en 2011). Le service s'occupe de la documentation et de l’organisation des observations à distance, gestion du planning et de la programmation des séquences d’observation ainsi que le déroulement des observations. Des outils de type OV ont été développés pour faciliter ce travail. L'un d'entre eux PIVOT nécessite en particulier une mise à niveau d'afin d'assurer une gestion annuelle des observations (et non plus semestrielle) qui serait plus simple et en partie automatisée avec une visualisation intégrée des observabilités (type Aspro).

3.     le maintien de pipelines de réduction de données et l'assistance à leur utilisation. Les données doivent être mises en place sur les centres de traitement, prétraitées pour tout ce qui concerne les mises en forme. Une base de données a été développée pour la gestion et l’archivage de ces données. Le logiciel de réduction de données n’est pas facilement distribuable sur n’importe quelle plateforme et la philosophie adoptée est d’offrir l’accès aux données et aux outils de réduction sur les ordinateurs mis à disposition dans les laboratoires qui hébergent ce service.

 

Le service s’appuie également sur les outils développés par le JMMC pour :

-           l'assistance à la préparation des demandes de temps,

-           l'aide à la préparation des observations une fois le temps obtenu : assistance dans l'utilisation des outils de planification.

Le développement des outils JMMC a en effet pris en compte les besoins spécifiques CHARA grâce à l’implication forte dans ce service des responsables des instruments français sur CHARA.

 

Moyens OCA/Lagrange VEGA

 

Astronomes impliqués (% TdS): Denis Mourard (10%) + personnels CNRS : Nicolas Nardetto (15%), Philippe Stee (5%), Anthony Meilland (5%)  + étudiants: Roxanne Ligi, Mounir Challouf.

+ Karine Perraut (10%) OSUG-IPAG

+ Isabelle Tallon-Bosc (10%) Observatoire de Lyon - CRAL

 

ITAs impliqués :

-        1 IR (5%) : maintien et développement des pipelines de réduction de données (Philippe Bério)

-           1 IR (15%) : maintien et développement du contrôle de VEGA/CHARA (Jean-Michel Clausse)

-           1 AI (15%) : assistance à la mise en place et à la réduction des données (Alain Spang)

-           1 AI/IE CDD (50%) : développement des outils logiciels de préparation et gestion des données. Interopérabilité avec les outils JMMC. (2010-2011, 1 an de CDD Jérôme Gerakis). Depuis septembre 2011, cette fonction n’est plus assurée et nous avons travaillé principalement avec des stagiaires et en interaction avec le JMMC.