1.4.5 Révélations par les éclipses ...
1.5 Les enjeux de la variabilité solaire
Chapitre 1
Au fur et à
mesure des années et des découvertes, le nombre de données a
considérablement augmenté et s'est enrichi d'autres observables.
Mais c'est avec la mise au point de techniques nouvelles, que le
cur de
Soleil a pu être sondé : la matière solaire, opaque au rayonnement
électromagnétique à toute longueur d'onde, est cependant transparente
aux neutrinos et aux modes acoustiques. Ces derniers ont été
identifiés par Leighton et al. (1962) comme des oscillations
à 5 mn à la surface du Soleil qui ont été interprétées par
Ulrich (1970) et Deubner (1972) comme des ondes acoustiques stables
piégées dans des cavités résonnantes sous la photosphère.
La mesure du flux des neutrinos
émis dans le c
ur, ou celle des modes acoustiques à sa surface
sont des exemples de mesures
modernes permettant d'accéder à une information précise sur les
régions les plus profondes. Ces mesures sont très délicates ; elles
demandent des investissements lourds, que ce soit en équipement comme le
projet franco-germano-italien
GALLEX
de détection des neutrinos de basse
énergie, ou en nombre de chercheurs comme l'exploitation du réseau
mondial IRIS
d'observation des oscillations solaires.
Ces données apportent des contraintes aux modèles théoriques du Soleil. Depuis peu d'années, il est apparu que le Soleil est une étoile très légèrement variable, et que cette variabilité doit, elle aussi, être prise en compte comme une contrainte supplémentaire aux modèles de sa structure interne. Il convient donc de continuer à observer et à affiner les techniques d'analyse du signal, adaptées à la fois aux observables solaires et aux interprétations en terme de physique du Soleil. Il faut enfin aborder cette physique même, et reconsidérer de façon critique les bases des modèles de variabilité.